Diverses personnes, dont certaines semblent avoir lu assez attentivement mon hyperfiction, me demandent pourquoi j'ai consacré un blog à Jean-Pierre Balpe d'autant que ce que j'y rapporte n'est pas d'un intérêt fondamental et n'a qu'une incidence réduite sur les intrigues qui s'entrecroisent dans mon hyperfiction.
Ce n'est pas mon avis…
Ce que je tente avec mon hyperfiction, avec "http://generalproust.oldiblog.com/" et la dizaine d'autres sites sur lesquels elle se répand, c'est de faire coïncider la fiction avec la vie. Bien sûr, je n'ignore pas que cette affirmation est un des leitmotiv de la littérature qui semble y trouver comme une justification à son essentielle inutilité, mais ce n'est pas exactement ce que je recherche. Ni réalisme ni "la fiction est plus vraie que le réel"… Ma tentative est d'une autre nature, faire de la fiction un monde qui porte en soi sa propre réalité et n'a pas besoin de justification. Un univers vivant, impossible à figer, en expansion, en modification permanente, un univers fictionnel vivant comme un organisme et que l'on ne peut enfermer dans une quelconque immobilité…
D'accord pour ce délire me direz-vous mais… Balpe, là-dedans? Balpe ne m'intéresse pas en soi, pas plus que Ganançais ou Amanda Mayeranoff, il se trouve qu'il se situe à un niveau d'existence qui, lui, m'intéresse (j'aurais pu tout aussi bien prendre Jacques Chirac ou Charles Aznavour mais leurs positions de personnages publics, avant tout publics aurait faussé la lecture…) parce que cet individu existe comme vous pouvez facilement vous en apercevoir vous-mêmes, parce que vous l'avez peut-être déjà rencontré et que je le connais bien et qu'il est encore vivant puisqu'il bouge et proteste. Son niveau d'existence fictionnelle en acquiert un statut tout à fait particulier qui, à ce titre, m'intéresse.
Ceci dit, peut-être avez-vous, vous-même, trouvé d'autres raisons à sa présence et à ce blog qui lui est consacré.
Posted at 11:21 am by
Hodges