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November 1, 2005
Jean-Pierre Balpe et Hervé Nisic
Je me permets encore une parenthèse. De toutes façons vous avez compris : ce récit n’est pas linéaire. Les événements me contraignent et je ne fais que courir de l’un à l’autre sans parvenir à arrêter le temps. De l’impossibilité de tout dire. Revenons à l’essentiel…
J’ai découvert aujourd’hui une preuve de plus de la duplicité de JPB. Depuis quelques temps je m’intéresse à la créativité numérique. Peut-être parce que je ne suis pas satisfait de mes écrits, peut-être parce que je n’arrive pas à percer vraiment sur le terrain du livre… Je n’en sais rien, il y a certainement quantité de raisons différentes. Comme dans tout désir. Sans compter que le désir et la raison… Bref. J’ai découvert le site d’un dénommé Hervé Nisic. Ce site intitulé Nos Vies (http://nosvies.nisic.org/NOS_VIES/film.nosviespart1.html) diffuse un film d’un genre nouveau constitué d’images envoyées par n’importe qui. Quelque chose comme une mémoire photo contemporaine en expansion continue.
J’ai trouvé ça assez intéressant et je l’ai regardé un moment. Surprise. Malgré la rapidité de défilement des images, j’en ai repéré un certain nombre qui se trouvent également sur le blog intitulé Marc Hodges où Jean-Pierre Balpe prétend diffuser des témoignages incontestables (le « ça a été… » de la photo vu par Barthes…) de mon existence et des fictions qu’il m’attribue. Étrange n’est-ce pas ? Deux solutions au moins, ou Jean-Pierre Balpe et Hervé Nisic sont une seule et même personne ou l’un s’empare des documents de l’autre. Lequel ?
Peut-être avez-vous une idée. Peut-être même avez-vous des hypothèses différentes ?
Posted at 04:25 pm by Hodges
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October 27, 2005
Variations sur le thème du récit amoureux
Ce genre d’histoires sentimentales se termine généralement soit par la lassitude mutuelle (chacun rejoint son bercail) soit par une recherche d’exclusivité (les couples originaux éclatent et s’en forme un nouveau). Il y a bien sûr aussi quelques variantes moins fréquentes : l’un des deux meurt dans un accident d’avion, l’autre reste inconsolable, sa femme ne le supporte pas et le quitte ; un accès de jalousie de l’un des partenaires le pousse à assassiner l’autre ; les amants s’aperçoivent qu’ils sont aussi trompés par leurs conjoints respectifs et décident de vivre tous les quatre ensemble pour le bonheur des enfants ; un enfant apprend la trahison d’un de ses parents, ne le supporte pas et se suicide, d’où remords, conflits psychologiques, multiples issues possibles ; arrive un troisième larron bisexuel qui s’installe dans le nouveau couple ; les pratiques sexuelles des amants deviennent de plus en plus riches et complexes, il finit par la prostituer, elle adore ça, leur couple ouvre un bordel clandestin où tout devient possible ; etc. Dès que l’on ajoute un troisième élément au duo originel — au grand plaisir des écrivains qui en abusent depuis quatre ou cinq siècles — les combinatoires s’ouvrent. Ne parlons pas d’un quatrième !… Si j’écrivais un roman, je chercherais une situation inédite : pour une raison quelconque, JPB rencontre un jeune poète syrien qui le séduit et lui fait découvrir son homosexualité latente ; de son côté, Roberte, a rencontré une jeune musicienne japonaise qui l’entraîne dans son lit. Tous deux veulent vivre pleinement leur bissexualité. Plus encore, ils veulent en faire profiter l’autre. Les quatre partenaires s’installent ensemble jusqu’à ce que le poète syrien parte avec la chanteuse japonaise. D’où drames, conflits psychologiques et recherche de solution…
Mais je n’écris pas un roman, JPB et Roberte existent : même si la réalité est frustrante, je ne peux donc qu’apporter mon témoignage.
Posted at 10:58 am by Hodges
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October 26, 2005
Utilités de la discrétion dans les couples
Avançons.
Donc Roberte et JPB deviennent amant. Rien de très original, des événements semblables se produisent tous les jours ; pas de quoi en faire un roman. JPB était marié, Roberte aussi. Situation encore classique. Il avait trois enfants (12, 9 et 5 ans), elle en avait deux (13 et 10 ans). Pas de quoi choquer la population.
Cependant cette situation les incita à être discrets car comme chacun d’entre eux ignorait que son conjoint avait également maîtresse ou amant, il leur semblait devoir mener leur aventure dans le secret. Pourtant, ils auraient mieux fait de tout s’avouer les uns aux autres, ils y auraient gagné en tranquillité d’esprit, en facilités quotidiennes et convivialité. Bon, c’était ainsi ! Peut-être l’époque était-elle ainsi ? Bien que je pense que non : peu de choses ont évolué en profondeur dans ce domaine.
Les débuts furent passionnés : les sexes parlaient fort. JPB avait loué une petite chambre dans la rue du Faubourg-Poissonnière. Ils s’y retrouvaient régulièrement. La chambre étant trop petite pour y faire autre chose, ils y faisaient l’amour, violemment, sauvagement, comme s’ils n’avaient jamais baisé de leur vie. Leurs conjoints faisant de même ailleurs, aucun d’entre eux ne tenait à relever la baisse d’énergie sexuelle dans leurs couples réciproques : chacun y trouvait son compte. Quant aux enfants, ça ne les regardait pas…
Posted at 05:32 pm by Hodges
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October 25, 2005
Il faut dans toute fiction une dose de sentimentalisme, un zeste de fiction et une pincée — plus ou moins grosse suivant les goûts pour les épices — d’érotisme. Donc JPB raccompagne Roberte chez elle. Ils ne sont que deux, deux adultes indépendants, majeurs, responsables : ils passent la nuit ensemble. Morceau d’anthologie :
«Roberte se rend compte qu'elle ne peut rien faire contre sa force; JPB lui embrasse le cou là où les veines palpitent; JPB l'inonde d'amour - JPB mord son ventre; son sang se met à danser, "Nunca he venido tan fuerte..." ils baisent frénétiquement. Roberte relève ses jambes, dos cambré, offre son sexe; JPB mêle ses gémissements aux siens. Roberte garde la mémoire de tous ceux qui l'ont possédée. Son coeur bat avec une telle violence qu'elle peut à peine respirer, Roberte aime sentir la pine de son amant exploser en elle : sa chatte ouverte appelle le membre comme un aimant. Roberte désire les caresses de l'homme qui la fait geindre; Roberte aime se sentir brisée, JPB se pénètre de l'odeur de la femme... Roberte sent le sexe se dresser contre elle avec une force irréelle; pendant un moment JPB demeure immobile en elle ! Ses jambes s'ouvrent ! Roberte pousse des reins : son corps est un dédale d'émotions où JPB s'égare : son esprit galope fièvreusement tandis que JPB respire le parfum excitant de sa peau ! JPB lui donne ce bonheur du corps qu'elle préfère à tous. Roberte apprécie une certaine violence dans le sexe...»
La description pourrait être plus longue (il y aura d’autres occasions)… En tous cas vient de se produire entre eux un de ces événements qui introduisent dans la vie des bifurcations aléatoires. Au matin ils ne peuvent faire comme si rien ne s’était passé.
Posted at 10:19 am by Hodges
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October 24, 2005
Il faut que j’ouvre encore une parenthèse : certains lecteurs — parfois un peu agressifs — me demandent « à quoi sert ce que vous faites ? » Question de jeunes gens irréfléchis. En cette époque pragmatique, la réponse de l’utilité — de la finalité si l’on préfère — renvoie inévitablement à l’argent. Dans ce cas, ce que je fais, ne me rapportant rien, ne sert à rien. Mais si l’on y pense un tant soit peu, il n’y a pas de réponse possible à cette question : à quoi sert Delacroix, à quoi sert la poésie, à quoi sert la littérature, à quoi sert l’argent lui-même ?… Car au bout de la chaîne de causalités qu’implique une telle question, la question ultime ne peut-être que « à quoi sert de vivre ? » Je n’ai pas de réponse.
Devant l’insoutenable d’une absence de réponse, l’humanité s’en est inventée quelques unes : le progrès, ce que je fais sert à faire évoluer la conscience humaine (mais nous savons tous que ce ne peut être en soi une fin dernière) ; le plaisir, je fais ce que je fais parce que ça me donne du plaisir (et ensuite, à quoi sert de se donner du plaisir puisqu’il ne dure pas toujours) ; la vie en soi, la prolongation de l’espèce, ce que je fais fait évoluer l’humanité (mais quelle est la finalité de cette évolution ?)… A bout de ressources, ne restent de cette téléologie que deux possibles : Dieu (et n’importe lequel), une entité externe qui nous mène vers un but qu’il est seul à connaître ; l’Univers, une évolution matérielle sans visée mais lancée depuis le big bang dans une course erratique où nous ne sommes que des pions.
Alors, à quoi sert d’écrire ce que j’écris ? Je ne peux pas le savoir. A rien certainement comme tout ce qui a été écrit avant moi. A écrire, et c’est déjà beaucoup.
Posted at 12:00 am by Hodges
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October 23, 2005
La suite n’est pas très intéressante à raconter : elle est des plus banales : il lui offrit le verre de champagne, elle le remercia, lui sourit. Il lui demanda pourquoi elle semblait si absorbée par ce tableau cruel, sauvage, de Delacroix. Elle dit qu’elle s’ennuyait… mais aussi qu’elle le trouvait beau, que la blancheur presque irréelle du corps des femmes — que ce soit celle enchaînée au cheval ou celle (apparemment morte) sur laquelle rampait un nourrisson — avait quelque chose d’irréel, que, dans la mort, la plupart des personnages du premier plan manifestaient en fait le triomphe de l’amour et barraient la route au cavalier menaçant. C’était pour elle une toile « optimiste », quelque chose comme le triomphe de l’amour sur la mort…
Ils parlèrent ainsi de cette toile quelques secondes et de leur accord intellectuel naquit une certaine sympathie. Elle lui dit : « Ne voudriez-vous pas grignoter quelque chose ? » Il acquiesça. Ils se dirigèrent vers le buffet le plus proche ; il s’insinua dans la foule, prit une assiette de carton et la chargea de petits fours variés qu’il revint lui offrir. Ils partagèrent. Puis elle dit : « à mon tour » et revint avec d’autres petits fours encore et deux verres de vin… Cela dura ainsi jusqu’à ce qu’ils soient rassasiés : leur conversation avait porté sur des choses quelconques mais ils se sentaient bien à échanger ainsi des banalités. Il la fit rire. Il lui parla de lui, modérément et la fit parler d’elle, avec tact et discrétion. Puis elle dit : « Il faut que je rentre… ». Il demanda : « Puis-je vous raccompagner ? » « Je suis à pied », dit-elle. « Vous allez loin ? » « Non, j’habite à deux pas. ». Ils sortirent ensemble de la salle où le cocktail s’achevait mollement.
Posted at 05:47 pm by Hodges
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October 22, 2005
Roberte contemple un Delacroix
J’avais commencé à parler des relations de Roberte et de JPB mais les événements m’ont contraint à autre chose. Bon, c’est comme ça. Je suis comme ça, un homme d’humeurs et d’actualité…
Donc il se sont rencontrés à une soirée dont le but officiellement publicitaire n’était en fait rien d’autre que de trouver des financiers pour l’homme politique évoqué plus haut.
Il était seul. Elle était seule. Il est assez beau garçon ; c’est une femme très élégante. Elle s’absorbait dans un tableau : devant une mer bleue fermant l’horizon, sous un ciel empli de nuages orangés semblant indiquer que la scène se situe plutôt au crépuscule, un groupe d’une dizaine de personnages entoure un cavalier turc richement vêtu dont le cheval à la robe pommelée disparaît presque totalement derrière ce qui semble être trois femmes qui s’accrochent — ou sont attachées — à sa selle. Étendus sur le sol, visages hagards, cadavériques — une femme notamment est peut-être morte sur laquelle un petit enfant se couche — les autres personnages semblent accablés ou même blessés. Une vielle femme au premier plan vêtue de robes damassées rouges et noire, lui fait penser à ce que pourrait être Rachel dans quelques années — Roberte a toujours eu ce travers particulier de retrouver dans la peinture des maîtres non pas seulement les caractères généraux de la réalité qui nous entoure, mais ce qui semble au contraire le moins susceptible de généralité, les traits individuels des visages que nous connaissons. Il s’ennuyait à cette soirée plutôt conventionnelle quand il la vit attentive au tableau. Il pensa alors que pour rester ainsi un peu à l’écart, elle devait s’ennuyer un peu. Il s’ennuyait aussi. Il alla chercher au buffet deux verres de champagne et s’approcha.
Posted at 12:11 pm by Hodges
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October 21, 2005
Un exemple des mensonges de Jean-Pierre Balpe
Dans le récit qu’il fait de ma vie, Jean-Pierre Balpe écrit : «J’étais hier, chez les X…, une de ces classiques fêtes d’été à la campagne où accourent les parisiens pour le week-end. Maison sympathique, vaste jardin, temps idéalement ensoleillé, enfants agréables et joyeux courant dans tous les sens. Beaucoup de monde. Compositeurs, peintres, musiciens, enseignants, architectes, banquiers, hommes et femmes d’affaires diverses, écrivains : ne me demandez pas de noms… Un univers plutôt intello toujours à la recherche de repères où je me suis cependant un peu relaxé à discuter de choses et d’autres. De quoi se réconcilier avec l’humanité.
J’ai confié à ceux avec lesquels j’étais le plus intime mon projet d’hyperFiction : j’ai eu l’impression que l’on me prenait un peu pour un fou. Écrire un roman est une chose normale généralement accueillie avec un scepticisme poli et seule la publication change ce sentiment. Si l’éditeur est reconnu, ce qui domine est la prudence : «attendons de voir s’il a quelque succès». Ce succès entraîne souvent plus d’amertume et de jalousie qu’autre chose ; l’insuccès l’apitoiement. Publié chez un éditeur «petit» ou inconnu, c’est l’ironie polie, ou l’attendrissement, ou une pitié élémentaire… Quoi qu’il en soit les conventions sont établies. Mais un hyperRoman ! Une fiction qui ne respecte pas les règles commerciales de la fiction !… Que peut signifier un tel affichage de sortie des cadres établis, sinon une prétention exorbitante. Qu’une fiction veuille se dérouler simultanément sur plusieurs plans et dans plusieurs espaces, quelle fatuité ; chercher de plus à établir avec d’éventuels lecteurs autre chose qu’une classique relation de lecture, quelle présomption… Il est certain que de toutes façons se sera invendable et que, quatre ou cinq avant-gardistes mis à part, une telle écriture ne pourra intéresser personne. Circulez.» (http://romans.over-blog.com/article-496965.html)
Même s’il est vrai que nous étions ensemble chez les X…, je jure que je n’y ai jamais prononcé les paroles qu’il me prête.
Posted at 03:56 pm by Hodges
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Moi non plus je ne comprends rien à Jean-Pierre Balpe
Je ne comprends pas m’écrit Lisa (http://hyperfiction.blogs.liberation.fr/hyperfiction/2005/10/une_chambre_vro.html)
: vous ne comprenez pas… Comprenez vous ce que vous faites ? Comme si la question essentielle était de comprendre alors que nous passons l’essentiel de notre vie dans un incompréhension totale des événements qui nous entourent. Comprenez-vous pourquoi les hommes ne cessent de se battre et de s’entretuer ? Comprenez-vous pourquoi certains d’entre nous sont prêts à tout pour accumuler des richesses telles qu’ils ne pourront jamais les consommer ? Comprenez-vous pourquoi, pour l’amour d’un Dieu abstrait et bienveillant, un grand nombre d’entre nous sont prêts à faire subir les pires supplices à leurs contemporains, à les humilier au point de les rendre semblables à des animaux ? Comprenez-vous les incendies, les cyclones et les tsunamis ? Et vous vous voudriez tout comprendre des fictions qui vous sont rapportées ici ! La vie est fondamentalement incompréhensible, seul notre désarroi nous pousse à vouloir contrôler. Le problème n’est peut être pas de comprendre mais d’essayer de se comprendre. Faute de contrôler les événements, peut-être serait-il simplement utile d’écouter, d’essayer d’entendre et d’accepter de se parler.
Posted at 03:48 pm by Hodges
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October 18, 2005
Nous sommes à la merci de n’importe quoi
Je viens de lire un article sur l’oxytocine (http://www.libe.com/page.php?Article=300970) dans un vieux numéro de Libération ; cette lecture me perturbe : nos sentiments, nos sensations, notre volonté ne dépendraient que de molécules chimiques… La volonté, la sensation de liberté ne seraient que des leurres. On diffuse une odeur de croissant chaud et je suis sûr d’avoir faim, une odeur de cuir dans une voiture pourrie et je la trouve magnifique…
Je le savais déjà. Bien sûr. Comme tout le monde. Je savais que l’amour du chocolat ou du tabac était une forme de dépendance. Mais à ce point ! Une petite pulvérisation nasale et nous sommes à la merci de n’importe qui. Stupéfiant. C’est le cas de le dire.
L’impression d’être suivi, surveillé, d’avoir toute ma vie été sous contrôle, est-elle de même nature ? J’en ai parlé à Françoise hier au soir : « Arrête de délirer ! Pourquoi voudrais-tu être suivi ? » Je ne le veux pas mais j’ai eu la nette impression que je l’étais. Depuis ce sentiment me poursuit. Comme lorsque l’on croit revivre point à point un moment déjà vécu. Comme si le cerveau soudain se mettait en roue libre.
Pourquoi Jean-Pierre Balpe n’arrête-t-il pas d’écrire sur moi, de mêler des informations et des affabulations au point où je doute parfois moi-même de ce que je crois connaître de ma vie. Les souvenirs sont-ils des inventions de l’esprit qui tente d’échapper à la trivialité réelle de l’existence ?
Posted at 04:42 pm by Hodges
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