 |

August 4, 2006
Superbe… Les blogs sur lesquels Balpe répandait des insanités sur mon compte ne sont plus accessibles. J’en suis ravi. Voici ce qui s'affiche si on demande Le premier album photo de Marc Hodges (http://marchodges.over-blog.com/) ou Romans (http://romans.over-blog.com/):  Ce stupide va encore s’imaginer que je suis à l’origine de cette disparition : il est assez parano pour ça, me prête des activités, des compétences et des pouvoirs que je n’ai pas comme vous avez pu vous en rendre compte si, par hasard, vous vous êtes intéressé à ses insanités. Il avait déjà fait le coup une fois lorsque le blog sur lequel il dépose les photos qu’il m’a volées n’a pas fonctionné pendant quelques jours. Vous vous en souvenez peut-être…. J’espère quand même que vous avez autre chose à branler. Ce niais croit que les blogs gratuits présentent la même fiabilité que des outils professionnels. Quand on sait à quel point les outils informatiques sont fragiles !… JPB est ainsi un mélange étrange de crédulité, de parano et d’obstination : quand il tient quelque chose — ou quelqu’un — il ne le lâche pas et il est très difficile de le faire changer d’avis. Ainsi il s’est convaincu qu’il était un écrivain. Personne ne le publie, personne ne le lit, qu’importe… Il est vrai que l’histoire de la littérature permet à n’importe qui de fantasmer sur les grands écrivains ignorés puis découverts puis perdus puis redécouverts… Il n’a rien compris : la littérature est une affaire de contexte. Grand ou petit ne veut rien dire. La seule chose qui compte c’est l’adéquation des fantasmes d’un individu à ceux de quelques individus de son époque. Tout le dispositif entre alors en scène : groupes d’amitiés, affinités politiques, mode, commerce, etc. Être écrivain ne s’improvise pas. Lui croit encore au génie et à l’inspiration (suffit de lire ses poèmes pour s’en rendre compte), quel con !… Je peux écrire : « blablabla blablabla » ou « persiennes persiennes persiennes… » et être considéré comme un Grand écrivain — ce gris-gris culturel —… ou non. Suffit de savoir y faire.
Posted at 05:27 pm by Hodges
Permalink
July 1, 2006
Un inédit de Jean-Pierre Balpe
Un personnage a toujours plusieurs facettes et tout écrit, de par sa linéarité obligatoire, risque de l’enfermer dans tel ou tel de ses aspects. Seule une présentation multiple et non linéaire permet de contourner ce risque. Aussi, pour vous donner une autre idée de la personnalité de Jean-Pierre Balpe, voici un texte qu’il m’avait autrefois dédicacé, extrait d’un de ses trop nombreux recueils inédits. Ce texte, manuscrit, illustré de la main de l’auteur, comporte quelques variantes. J’essaie de vous en restituer l’apparence en mettant entre-crochets les versions différentes, le texte sans crochet étant la version défintive :
Autrefois
autrefois c’est la noirceur profonde des déceptions [autrefois la profonde noirceur des déceptions] abysses abysses l’eau s’obscurcit au fond du temps abysses abîmes fosses insondables inacessibles de [dans] leurs ténèbres présence inquiétante des fonds marins [et l’inquiétante présence des fonds marins] ils [qui] échappent à la conscience [vous échappez à la conscience] abysses abîmes fosses inaccessibles l’esprit s’angoisse à [vous] les comprendre vous contenez les germes du temps [ils contiennent les germes du temps]
Voilà. Je crois qu’il n’y a rien à ajouter. Comment peut-il prétendre qu’il est poète ?
Posted at 11:44 am by Hodges
Permalink
June 24, 2006
Il est des vies qui semblent sans grand intérêt parce qu’elles s’inscrivent dans la courbe générale de ce que l’on considère comme une vie. A première vue, celle de Balpe est de ce genre, famille bourgeoise, héritier, notaire, vieux garçon, installé dans une petite ville tranquille proche de Paris, il faudrait être Flaubert pour écrire quelque chose d’intéressant à son sujet…
Je ne suis pas Flaubert, vous vous en êtes sans doute aperçu et j’ai beau creuser sa vie, je n’y trouve aucun mystère qui pourrait permettre d’introduire du suspens. Il y a bien longtemps que les petites aventures sexuelles plus ou moins quotidiennes d’un notable ne passionnent plus les foules.
Je pourrais aussi dépeindre ses petites médiocrités quotidiennes, par exemple ses rapports de dominant-dominé avec sa gouvernante, ses manies comme celle irrépressible de se ronger les ongles ou sa maniaquerie qui l’oblige à attribuer une place précise à chaque chose et même, d’une certaine façon, à chaque personne de sa connaissance… mais ça aussi a été depuis longtemps décrit et je ne peux rien apporter de nouveau sur ce terrain là.
Je n’ignore pas que le suspens consiste, dans une structure générale connue, à introduire sans cesse de possibles bifurcations locales, une multitude de variations sur un thème, susceptibles de stimuler l’attention du lecteur mais il faudrait que j’invente car, ce que je connais de sa vie est ce qu’est sa vie, l’honnêteté me contraint à dire ce qui est non ce qui aurait pu être.
Du moins dans ce récit car en ce qui concerne le personnage de Balpe dans Les ombres d'Albertine (http://hyperfiction.blogs.com/), c’est une toute autre affaire…
Posted at 03:10 pm by Hodges
Permalink
June 20, 2006
Fin des amours de Jean-Pierre et Gilberte
Si l’on se fie aux calculs de Diffloth, la durée de l’amour est inversement proportionnelle à sa densité : les amours de Jean-Pierre et Germaine étaient, dès leur origine, condamnés à ne pas durer… Ils se sont vraiment aimés trois mois, quinze jours comme des fous, corps sans cesse emmêlés ne quittant pratiquement jamais la chambre puis leurs premières promenades dans la nature les ont peu à peu assagis. Au bout de six mois, chacun sentait, qu’il s’éloignait de l’autre et le jour où Germaine n’a pas eu envie de faire l’amour, elle comprit que leur relation, à moins de se banaliser, ne pouvait plus durer : — nous avons vécu trois mois merveilleux mais… depuis deux mois notre passion exige des perfusions… — Tu as raison… je ressens cela aussi… allons chacun de notre côté. — J’ai beaucoup d’estime pour toi, je ne t’oublierai pas mais… — Je sais… je suis comme toi… je ne supporte pas l’imperfection et nous ne retrouverons jamais l’intensité de sentiments et de désirs que nous avons connu, l’amour ne vit que de découvertes, nous nous connaissons trop.
Le matin de cette discussion lucide, ils se sont embrassés et, parce qu’ils étaient chez Germaine, Jean-Pierre a rassemblé ses affaires qui traînaient un peu partout dans la maison et l’a quittée sans un regret… Ils ont, sans hésitation, tourné cette page de passion. C’est du moins ce qu’affirme le manuscrit que m’a remis Germaine et dont je vous ai parlé il y a quelques temps. Je vous en donnerai prochainement d’autres extraits…
Posted at 04:43 pm by Hodges
Permalink
June 9, 2006
Lettre-poème envoyée par Germaine à Jean-Pierre Balpe :
comme le léopard comme la fouine le loup je te harcèle fous fous je te désire je t'adore je t'adore comme le loup la louve dans toute plaine comme une hyène en toute savane toute savane la hyène comme je te harcèle comme le tigre le tigre le lycaon sanguinaire je t'adore je te veux toujours toujours comme le lycaon le tigre en toute montagne comme une hyène infiniment infiniment le loup comme je te traque je te veux comme en toutes forêts la fouine le tigre le tigre en tous taillis comme une hyène dans tous taillis tous taillis la hyène comme je te chasse comme la louve le guépard infiniment comme un guépard toujours toujours le lion comme je te poursuis je te désire je te désire comme toujours le lion la belette je te vénère je te vénère je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime"
…et lettre-réponse de Jean-Pierre Balpe :
"Photographies prises en bord de Seine: dans le ciel bouleversé des cormorans lissent leurs plumes. La Seine est ce qu'elle est, ce vers quoi elle tend, je photographie, filme les amoureux: quelque chose de nouveau pourrait sortir de tout cela… Je les regarde avec envie. Rien n'est jamais comme ça, Marc montant une superproduction avec Oriane et Gilberte en vedettes principales: génie, technique du passage rapide entre des ambiances hétéroclites…
Les passions vraies sont celles qu'on s’invente. Je n'ai pas dormi, à peine si j'ai mangé depuis plusieurs jours: je vous aime si fort que je pourrais vous adorer quand vous m'aurez obligé à avoir de la reconnaissance; niant l'amour, je nierais Dieu... Je ne vous attendrai pas perpétuellement au café des Halles, ne voyez-vous pas combien votre empire sur moi est autoritaire cependant venez chez moi ce soir… La vie brûle quelques instants sur votre passage, pourriez-vous m'aimer autant que je vous aime."
Posted at 03:16 pm by Hodges
Permalink
May 24, 2006
Baise-moi, rebaise et baise-moi encore…
Germaine est heureuse de sentir la force de son désir, elle a envie de ça, de toute cette chair. Le poids particulier de ses couilles entre ses jambes : Jean-Pierre Balpe l'inonde d'amour; Germaine le lape, le butine, le reprend, l'enferme dans ses jambes, il continue à bouger sur le même rythme... De sa poitrine coule un immense désir qui répond au sien: Germaine le bat pendant qu'il prend son plaisir… Germaine sent le goût de la chair de Jean-Pierre Balpe dans sa bouche, donne de violents coups de reins — poitrine et seins ruisselants. C'est comme si elle était pénétrée par des dizaines de tentacules, comme si son corps était parasité par un corps autre, plus voluptueux. Germaine se frotte toute entière contre lui comme un animal, elle souhaite les caresses de l'homme qui la fait geindre, ne rêve qu'à ce membre dur qui bouge en elle: force de la jouissance... Germaine gémit - du fond de son être monte une fièvre sauvage, elle est sauvagement, passionnément active (un homme vif qui la prend, un homme aux muscles d'acier): "Nunca he venido tan fuerte..." Elle sent le souffle de Jean-Pierre Balpe contre ses cheveux; le désir la laisse avec un tremblement dans tout le corps; il la chevauche lentement presque brutalement, son corps est fébrile et nerveux , force de la jouissance...
Germaine se sent fondre, Balpe lui mordille les seins - elle le bat pendant qu'il prend son plaisir... s'abandonne totalement à la bouche et aux mains de son amant... Elle le griffe, le mord, lui caresse l'intérieur des cuisses - son sang se met à danser; sa chair laiteuse tremblote, elle aspire l'homme en elle avec un plaisir de plus en plus grand comme si son sexe ouvrait les portes successives d'une jouissance nouvelle. L'érection de Balpe dure toute la nuit... Leurs étreintes sont éruptives. La verge glisse entre ses jambes - Jean-Pierre embrasse goulûment ses seins, la broie, la brise, il se pénètre de l'odeur de la femme ; elle rêve d’un sexe d'homme... Ils sont emportés par la violence inouïe d’une sexualité qui les jette l’un contre l’autre, ne sont jamais rassasiés, peuvent passer au lit des journées entières et, quel que soit le lieu où ils se trouvent éprouvent soudain des désirs irrésistibles qui les jettent l’un dans l’autre.
Posted at 03:39 pm by Hodges
Permalink
May 19, 2006
Je me souviens d’un mathématicien du début du siècle qui avait publié un ouvrage intitulé «La mathématique de l’amour» dans lequel il établissait un certain nombre de formules qui, non seulement, permettaient de mesurer la valeur de l’amour de chacun des protagonistes engagés dans une relation, mais également d’en prévoir la durée et d’autres éléments tout aussi essentiels. Une constante — la constante de Diffloth » (du nom de l’auteur de l’ouvrage — définissait ainsi un invariable qui autorisait de prendre en compte toutes les variables impondérables de l’existence. Merveilleuses mathématiques…
"La durée d'un amour dépend de l'importance relative des dominantes: coeur, sens, esprit; plus l'amour est à base de sensualité, moins il est durable, le coeur est le gage le plus sûr de la fidélité, les amours de tête sont vaines et fugitives. Cette loi peut se représenter par la formule suivante: D désignant la durée de l'amour; k2 une constante positive ; C,S, E indiquant lesproportions respectives de coeur, de sens et d'esprit qui entrent dansla constitution de cet amour, on obtiendra l'équation:
Durée = k2 (C/(S*E)", écrivait-il.
De même un certain Pr John Gottman, grâce à des études menées à l'université de Washington par son Institut de recherche sur les relations amoureuses, montre que la manière dont un couple résout ses divergences est essentielle pour savoir si un mariage a des chances de durer. Il estime que, dans les mariages où ses conseils ont été appliqués, 65% des couples restent ensemble pendant au moins un an. Les études sur la question n'en sont toutefois qu'au stade préliminaire, prévient-il et il a bien l’intention de pousser plus avant ses recherches de façon à étendre ses prévisions sur la durée d’une vie. Apparemment il n’a pas connaissance des travaux de Diffloth ni ceux du psychologue américain David Byrne qui ont poursuivi dans des voies parallèles.
Passons. Sachant cela, vous pouvez maintenant calculer vous-même la durée exacte des amours de Jean-Pierre et Germaine, ça nous fera gagner du temps…
Posted at 04:59 pm by Hodges
Permalink
May 15, 2006
Germaine et Jean-Pierre font l'amour
Germaine sent l'homme qui la remplit profondément, son sang se met à danser, elle dit : "c'est bon." Germaine sent le souffle de Jean-Pierre Balpe contre ses cheveux, un homme au corps lourd, un homme avec un ventre souple: ses doigts pétrissent sa chair… Elle a envie que d'autres hommes glissent leur verge entre ses cuisses, elle garde la mémoire de tous ceux qui l'ont possédée... Jean-Pierre Balpe vide tout son être en elle, mord son ventre, mordille ses cuisses. Elle ferme les yeux pour mieux le sentir et écouter sa queue qui glisse en elle puis se retire... Elle tire sa réalité de la pine de son amant - la force de la jouissance... Germaine lui mord les lèvres jusqu’au sang; Jean-Pierre Balpe envahit tout son être par tous ses pores. Germaine est heureuse de sentir la force de son désir: rien n'existe qui ne peut être dit avec les doigts, le sexe et l'odeur des corps. Germaine dérive dans un monde de sensations; les muscles indomptables de l'homme donnent à ses mouvements une force qui éveille le désir le plus enragé... Son corps est un champ électrique sensible à la main de l'homme; son cul est chaud. Germaine a envie de fondre dans sa bouche sensuelle : Elle ne rêve qu'à ce membre dur qui bouge en elle... Jean-Pierre noue ses jambes autour de sa taille : la sensualité écrase son corps et le noie dans l'extase - Germaine le sent dans son ventre, elle ne résiste pas — un homme au corps lourd. Germaine jouit.
Elle a le sentiment de tomber, les muscles puissants de l'homme donnent à ses mouvements une force qui éveille le désir le plus furieux: la pine de Jean-Pierre bat à coups irréguliers. Germaine est active... La surface entière de sa peau est une pile électrique... "Nunca he venido tan fuerte..." Germaine le griffe et le mord. Son coeur bat avec une telle violence qu'elle peut à peine respirer... Germaine s'offre toute entière - son esprit galope fiévreusement tandis que Jean-Pierre respire le parfum excitant de sa peau. Poitrine et seins ruisselants: un homme violent qui la prend. L'amour est une danse.
Posted at 05:46 pm by Hodges
Permalink
May 13, 2006
Toutes les histoires d’amour se ressemblent même si chacune d’entre elle est vécue comme différente par ses protagonistes. Aucune vie n’est originale car depuis le début de l’humanité se renouvellent en boucle les mêmes incertitudes, les mêmes joies, les mêmes tragédies. Quelle que soit la façon dont on regarde l’humanité, il n’y a ni passé ni avenir car, à de petites différences locales prêt, tout, toujours se répète et se ressemble. Que Germaine soit tombée amoureuse de Balpe, qu’elle est laissé à ce sujet un manuscrit copieux n’a pas grande importance : c’est toujours le sexe — le mélange des sexes — qui parle et commande. Leur période d’approche et d’apprivoisement n’a pas duré longtemps: c’étaient des adultes, des adultes ayant déjà vécu et des adultes consentants. Balpe a plu à Germaine, elle ne lui a pas déplu. Il a senti qu’elle s’intéressait à elle et comme sa vie était plutôt solitaire, l’intérêt qu’elle lui manifestait était plutôt flatteur. Il n’a pas résisté. ou plutôt, comme Germaine n’était pas maladroite, elle lui a laissé croire qu’elle ne pouvait lui résister: ils n’ont pas tardé à coucher ensemble.
La première fois, ce fut un peu exotique. Comme elle lui avait laissé entendre qu’elle ne connaissait pas bien la forêt mais qu’elle serait cependant ravie de faire avec lui une promenade à cheval, il la conduisit dans une zone qu’il savait très sauvage où, sous prétexte, de se reposer un peu et lui offrant une boisson qu’il avait emporté dans une musette, ils attachèrent leur chevaux à un arbre et s’assirent, puis s’allongèrent sur une plaque de mousse qu’il connaissait entre deux rochers. Aucun des deux n’avait envie de résister : des manœuvres d’approche ne furent pas nécessaires. Comme des adolescents, avec la même hâte brouillonne, la même fougue, la même ardeur, la même chaleur, ils firent l’amour au chant des oiseaux se sentant soudain redevenir jeunes ce qui leur fut une révélation.
Posted at 07:54 pm by Hodges
Permalink
May 8, 2006
Souvenez-vous toujours, Jean-Pierre, que j'ai manqué de pouvoir, non de volonté, je ne m'attendais pas à vous écrire encore et encore! Cher Jean-Pierre: je voudrais construire un univers devant lequel m'agenouiller: acceptez donc de me voir parfois - serais-je constamment dans des menaces de vous perdre! Pourquoi votre bonté se dément-elle de temps en temps, je suis incapable d'imaginer un matin sans vous... Je vous aime trop pour accepter de vous perdre! Ne doutez pas que lorsque le hasard nous rassemblera à nouveau, je ne vous donne les preuves les moins confuses de mes sentiments, mais qu'il est difficile de haïr celui qu'on aime - je vous en prie écoutez mon tourment... Mon âme est soucieuse et agitée; il m'est impossible de vous parler sans vous dire que je vous aime; croyez moi digne de votre confiance... Sempre mi siete presente, sempre vi veggo, sempre vi dico tante, tante cose, tutte al vento, tutti!Sans vous je n'ai point de jouissances - trop profondes, les vallées sont autant de frontières à mes mots… Je n'ai plus assez de mon âme elle est toute à vous. Le parc du château est plein d'amoureux; ce que vous lisez est une image de ma réalité; des garçons jouent: Fontainebleau nous regarde: souvenez-vous, Germaine, que j'ai manqué de pouvoir, non de volonté, mon ambition est sans réponse; je n'ai pas choisi mon destin. L'amour, qui n'est jamais sans angoisse de déplaire, me fait considérer que vous avez pu changer: j'accepte la part que vous m'offrez. L'approche du silence fait naître la parole; il y a quelqu'un d'instable en moi. Je vous aime trop pour risquer de vous perdre; ce n'est pas en cessant de me faire souffrir que vous pourrez obtenir ma haine: au bord du Grand Canal la tête d'un poète mort fait une fontaine: sans vous les carrefours du parc sont inhabités. Il y a trop longtemps que je ne vous ai vue! toute mon histoire n'occupe que trop peu d'années… Je ne vous ai jamais tant souhaitée ainsi n'oubliez pas.
Posted at 03:58 pm by Hodges
Permalink
|
 |
|